dimanche, janvier 22, 2006

Tranche de vie.

6h30.

Le réveil sonne, grincement monotone et strident qui vrille les oreille, tord le cerveau, s'insinue dans vos rèves, pour les faire éclater comme des bulles de savon. Dure descente à la réalité, Bad Trip monosens, on se sent redescendre sur terre. Le décor perd ses couleurs, pour prendre des nuances de gris et de noir. On ouvre les yeux, deux fentes tout d'abord. Aucune agression, il fait noir dehors, l'aube éclaire un peu par la fenètre aux volets ouverts. Premier constat, l'environnement est familier, tout est à sa place, personne ne bouge, aucune menace.

Bien, c'est déja ca. Les sens reviennent un à un. On s'imagine notre corps, gigantesque machinerie, comme un ordinateur qui démarre. Le processeur est en fonction, une analyse du système est en cours.

C:/Vision

...Ok.

C:/Odorat

...ALERTE! La puanteur dans cette chambre a atteint son seuil critique. Veuillez vous rendormir ou évacuer les lieux! Se rendormir? (O: Oui , N: Non , I: Ignorer)

C:/Audition

...Ok.

C:/Mouvement


... Fonctionnalité non disponible, ou disponible partiellement. Veuillez procéder à une douche brûlante puis introduire un Café chaud et deux tartines dans la bouche.

La tête bascule vers le réveil qui continue à grincer des dents. Le bruit est insupportable, mais on tente de passer outre. Le réveil brille dans la nuit, les chiffres déformés depuis que la lampe de chevet a chu sur le radio réveil, en faisant fondre une partie. Un cube de plastique a moitié fondu. Des chiffres tordus qui brillent faiblement, distillant leur lumière verte. Sous ce vert "machine", tout parait malsain.

La main s'abat à plusieurs reprises pour tenter de couper la sonnerie. La tête ne supporte plus, ca va bientôt faire une erreur système. La main retombe par terre, puis tatonne dans le noir, à la recherche de quelquechose. Elle saisit une télécommande, appuie avec dexterité sur un bouton, puis la laisse choir. La bas, au fond de la pièce, une chaine Hi-Fi s'allume. La musique. Rien de tel pour se réveiller. Rien de bien violent en ce moment, du moins pas le matin. :Wumpscut:, Sopor aeternus, Beborn Breton, Machinae Supremacy, des musiquent qui font planer.

La main est redescendue, et continue à fouiner. Elle s'arette brièvement sur un paquet de clope, le temps d'en extraire une dose de nicotine, puis s'en va à la recherche d'un briquet et d'un cendrier. On revit.

Une nouvelle journée commence.
TO THE ELBOW!